mercredi 31 août 2011

L'armée française assiège des indépendantistes retranchés dans la presqu'île de Crozon...

Depuis hier, parachutistes et militaires sont en opération sur la presqu'île de Crozon "pour libérer des ressortissants français pris en otage par des indépendantistes retranchés dans la presqu'île".

L'opération Avel Mor est en cours et va durer trois jours, selon Le Télégramme.

Non, non, vous n'avez pas manqué une actualité importante car il ne s'agit en fait que d'un exercice de rentrée des élèves de Saint-Cyr Coetquidan....

Ouf, on a eu peur !

lundi 29 août 2011

Il y a 40 ans disparaissait Sean Ó Riada, le maître de la musique irlandaise



Il y a 80 ans naissait Sean Ó Riada, il y a 40 ans disparaissait ce grand compositeur et musicologue irlandais.

Durant cette courte vie, Sean Ó Riada va révolutionner la musique irlandaise et permettre une véritable réappropriation de leur propre musique par les Irlandais eux-mêmes.

Né à Cork le 1er août 1931 d'un père membre de la Garda ( police irlandaise ) mais aussi joueur de fiddle et d'une mère accordéoniste, Sean Ó Riada commença à prendre des leçons de violon à 7 ans et de piano à 8 ans. Après une scolarité au Saint Finbarr's Seminary de Farranferris, il fut reçu à l'University College de Cork en 1948 où il suivit des études en musique, grec, latin et irlandais; il en sortit avec un diplôme de musicologie en 1952.

Marié en 1953, il obtint le poste de directeur musical adjoint à Radio Eireann (la radio publique irlandaise) ; il en démissionna en 1955 pour s'installer à Paris où il rencontra nombre d'artistes et musiciens et où il découvrit sa véritable vocation, la musique. De retour à Dublin, il s'investit entièrement dans un travail de composition et d'arrangements pour le Radio Eireann Singers and Light Orchestra ainsi que pour d'autres orchestres de chambre et symphoniques.

Durant cette période, il fut aussi le directeur musical de l'Abbey Theatre, la célèbre scène dublinoise, et il composa diverses musiques de films dont le désormais classique Mise Eire (1959) qui retraçait la naissance de l'État irlandais.

Sa musique eut un impact phénoménal sur les Irlandais et Sean Ó Riada devint une personnalité musicale de premier plan dans l'Irlande des années 50 et 60. On peut citer 2 autres musiques de films, Saoirse ? (1961) et The Playboy of the Western World (1962). Sa série radiodiffusée Our musical Heritage en 1962 fut aussi un vrai succès populaire.

Une de ses innovations fut de faire travailler ensemble des musiciens traditionnels sur différents sons et thèmes, ce qui aboutit à la création du groupe Ceoltori Chualann qu'il décrivait lui-même comme un orchestre de chambre folk. Leur premier concert fut donné en 1961 à Dublin à l'hôtel Shelbourne. Cet ensemble fut, comme nous le verrons plus tard, l'inspirateur direct du célèbre groupe The Chieftains.

Tout au long de cette période, Sean Ó Riada organisa chez lui des sessions rassemblant musiciens traditionnels, diplomates, journalistes, ministres, élus….

En 1962, Sean Ó Riada démissionna de son poste à l'Abbey Theatre et s'installa avec sa famille à partir de 1963 dans le Gaeltacht (région où la langue gaélique est dominante) Cuil Aodha près de Cork, tout en continuant à écrire pour l'Irish Times et la RTE, le service public irlandais de l'audiovisuel.

Voyageant à travers le monde pour donner des conférences, des concerts, enregistrer des disques, Sean Ó Riada continua à écrire des compositions musicales, à participer à de nombreuses commissions universitaires et musicales et trouva le temps d'étudier la musique orientale et indienne. Il fut aussi à l'origine du chœur Cor Chuil Aodha et écrivit plusieurs messes dont un Requiem, commande du gouvernement irlandais.

Il décéda suite à une maladie fulgurante à Londres le 3 octobre 1971 et il fut enterré à Cork.

Son œuvre est immense non seulement par le nombre de réalisations, compositions mais aussi par l'influence qu'il eut sur l'ensemble de la société irlandaise, à un moment où la culture traditionnelle subissait un fort affaiblissement. Son impact sur les auditeurs et spectateurs a permis un renouvellement de l'intérêt des Irlandais pour leur patrimoine musical. La création de Ceoltori Chalann a dynamisé la musique irlandaise sous une forme que l'on connaît toujours actuellement. Enfin, Sean Ó Riada a sorti de l'oubli les créations et compositeurs irlandais des siècles passés, au premier rang desquels Ó Carolan que tous les harpistes d'aujourd'hui connaissent et interprètent.

C'est ce musicien d'exception qui est célébré cette année en Irlande.

Sean Ó Riada a eu une certaine influence sur la Bretagne : directement avec Polig Monjarret qu'il connaissait depuis le début des années 50 et avec qui il échangea une correspondance au moment où Polig structurait la Bodadeg ar Sonerion ; indirectement à travers le groupe The Chieftains qui popularisa la musique irlandaise en Bretagne ; Paddy Moloney, le leader des Chieftains, fut en effet le joueur de uillean pipe du groupe fondé par Sean Ó Riada, Ceoltori Chalann; c'est d'ailleurs en interprétant des œuvres de Sean Ó Riada que les Chieftains ont percé sur la scène internationale ; il est tout à fait frappant de retrouver dans The Chieftains le son de Ceoltori Chalann.


Que dire d'autre ? Sans qu'ils le sachent, nombre d'artistes bretons interprètent des airs composés ou arrangés par Sean Ó Riada dont le célèbre Mna na Eireann, par exemple. Il y a sans doute eu d'autres liens entre Sean Ó Riada et la Bretagne et si vous en connaissez, je vous serais très reconnaissant de m'en faire part.

Remerciements à Peadar Ó Riada, Gael Linn et Nolwenn Monjarret pour les sources et informations.


Rapide discographie

Mise Eire, 1959, Shanachie.

Ó Riada sa Gaiety, Gael-Linn, 1969.

Sean Ó Riada, Gael-Linn, 1995.

The Playboy of the Western World Gael-Linn.

Reacaireacht an Riadaigh, Gael-Linn.

Ceol an Aifrinn, Gael-Linn.

Aifreann 2.

The Battle of Aughrim.

Ó Riada's Farewell, Atlantic.

Seoda an riadaigh, The Essential Collection, Sean Ó Riada 1931-1971, Gael Linn, 2011

jeudi 18 août 2011

Festival Interceltique 2011 : une plus grande présence de la langue bretonne

Question récurrente depuis des années, sinon des dizaines d'années, que la présence de la langue bretonne au Festival Interceltique de Lorient.

Tous ceux qui ont eu à s'occuper de cette question, de près ou de loin, les années passées, ont connu des situations très diverses, relevant plus du bricolage que d'une politique claire en la matière de la part de la direction du FIL.

Bien qu'ayant signé la charte "Ya d'ar Brezhoneg" il y a plusieurs années, les avancées furent minimes et ce n'est que depuis 3 ans que l'on voit les choses s'améliorer petit à petit.

Cette année 2011 a vu plusieurs initiatives qui ont renforcé la présence de la langue bretonne ; de plus, le directeur du festival, Lisardo Lombardía, est très clairement en faveur de ce renforcement.


Pour cette année, on peut tenter de faire une petite liste de réalisations :

– la nouvelle signalétique entièrement bilingue bien qu'imparfaite ;

– la présentation en breton sur plusieurs sites du festival ;

– une programmation largement ouverte à la langue bretonne au nouveau Dôme du FIL (artistes, cinéma, documentaires) ;

– une initiation à la langue bretonne dans les jardins de l'Hôtel Gabriel ;

– une journée consacrée à la langue bretonne et aux langues celtiques à l'Espace Paroles ;

– sans compter des spectacles bilingues comme "Glenmor, an disuj"

– ou "Chansons d'orgueil" ;

– ou encore les animations de l'école Diwan de Lorient ;

– ou encore la messe du FIL en langue bretonne ;

– le bilinguisme de la radio du FIL, etc.


Globalement, tout cela donne l'impression que la langue bretonne prend petit à petit la place qui devrait lui revenir ; certes tout n'est pas parfait, loin de là sur certains points, mais l'on sent un nouvel état d'esprit à ce sujet de la part du FIL.


Il y aurait sans doute quelques initiatives à prendre pour rendre cette présence plus claire et plus cohérente. Comptons sur le FIL et divers collaborateurs, personnes et associations, pour progresser sur cette voie


Festival Interceltique 2011 : drapeaux et pavoisements

L'arrivée du Festival à Lorient voit chaque année fleurir drapeaux et oriflammes divers aux fenêtres et balcons de particuliers à travers la ville et ceci de plus en plus chaque année.

Pour cette édition, ce fut au tour des Halles de Merville de pavoiser en l'honneur des différents pays présents au FIL.




À ce sujet, il est assez curieux de constater le peu d'implication de la plupart des commerçants de la ville (en dehors des halles) dans l'esprit du festival : rien ou presque, ni en déco, ni en thématiques ....

En dehors de certains particuliers et commerçants, et hors du périmètre directement concerné par le FIL, on ne ressent guère la présence des festivités, il y aurait sans doute des idées à prendre dans les villes du nord de l'Europe qui savent parfaitement mettre en scène leurs festivals.

À noter la promotion permanente des stands écossais offrant près de 50 drapeaux écossais par jour à leurs visiteurs.

“Chansons d'orgueil”, un spectacle remarquable

Présenté jeudi dernier au Festival Interceltique, "Chansons d'orgueil" est un spectacle construit autour de poèmes de Per-Jakez Helias chantés par Manu Lannhuel et mis en musique par Didier Squiban au piano et Eric Le Lann à la trompette.

Alternant breton et français, Manu Lannhuel se révèle un chanteur tout à fait inspiré par l'œuvre de P.-J. Helias et magistralement appuyé par ces deux excellents musiciens que sont D. Squiban et E. Le Lann.

Créé en avril dernier au studio de Porz Gwenn, ce remarquable spectacle devrait être présenté sur diverses scènes bretonnes dans les mois à venir.

Festival Interceltique 2011: Mhairi Hall Trio, un groupe écossais innovant



En première partie du spectacle "Chansons d'orgueil" de Manu Lannhuel, Didier Squiban et Eric Le Lann, le Festival de Lorient a proposé un groupe écossais "Mhairi Hall trio".

Excellente découverte que ce trio composé de la pianiste Mhairi Hall, du guitariste Michael Bryan et du percussionniste Fraser Stone.

A l'écoute de leur musique, on ne peut s'empêcher de penser au pianiste irlandais Michael O'Suilleabhain ou à notre Didier Squiban. C'est dans le même esprit que travaille le trio de Mhairi Hall : revisiter la musique écossaise à travers le piano avec une dominante tantôt classique, tantôt jazzy.

Parrainé et produit par le grand Donal Lunny, ce trio vient de sortir son premier CD "Cairngorm" . Une réussite.


lundi 15 août 2011

Son Elena , le premier CD de Nolwenn Monjarret

Qui ne connaît Polig Monjarret , "le général des binioù" comme le nomme Gilles Servat ? Ou Zaïg, sa femme, véritable chanteuse vedette des éditions Mouez Breizh ? Désormais, il faudra ajouter Nolwenn, l'une de leurs trois filles.

Nolwenn vient de sortir son premier CD , "Son Elena, Ballades e Breizh" aux éditions Coop Breizh .




Accompagnée de Philippe Le Gallou à la guitare, Ronan Le Disez à la flûte et Pierre Sergent à la contrebasse, Nolwenn Monjarret propose un voyage très personnel dans sa mémoire musicale, revisitant de sa très belle voix un répertoire traditionnel dont certains chants collectés par son père, d'autres interprétés par sa mère.

L'on connaissait déjà le talent de Nolwenn qui participa notamment au "Celtic Wedding" des Chieftains en 1988 ; c'est d'ailleurs cette participation qui lui ouvrit les portes des festivals celtiques des USA , dont le premier à Potomak en 1996. Depuis, Nolwenn passait 2 mois par an en Amérique du nord quasiment chaque année pour participer à ces festivals en compagnie d'autres musiciens américains et canadiens avec qui elle a enregistré plusieurs disques. Et régulièrement, artistes et spectateurs lui demandaient ses disques .... Le projet de sortir un CD a ensuite muri lentement dans l'esprit de Nolwenn.

C'est la rencontre avec Philippe Le Gallou lors d'un stage de musique en 2009 qui apporta le déclic nécessaire pour la production de ce premier CD sorti en juillet 2011.

11 titres en breton, 2 en français, c'est un ensemble très agréable à écouter, sensible et harmonieux, une véritable réussite que cette première production.

Nolwenn et ses amis se proposent de monter sur scène à l'automne et ce serait une excellent nouvelle pour la scène bretonne. et pourquoi pas un second CD ....


Article totalement scandaleux dans le Ouest-France de ce lundi 15 août 2011

Parlant des jeunes Bretons des 5 diocèses participant aux JMJ, l'article passe son temps à faire la distinction entre Bretons et Nantais et l'auteur a même trouvé une Rennaise affirmant que "Nantes ne sera jamais en Bretagne"...

Cet article est une véritable manipulation de l'information : prenant prétexte d'un rassemblement de jeunes Bretons des 5 départements à St Jacques de Compostelle, l'auteur fait exprès de qualifier différemment "Bretons" et "Nantais" et trouve un témoignage allant en ce sens ( en supposant que ce témoin existe vraiment ) . Ce n'est plus du journalisme, c'est de la propagande . Alors que justement c'était un rassemblement de jeunes provenant des 5 départements, l'auteur manipule l'ensemble pour détruire l'effet unitaire du rassemblement...

C'est quoi la devise d'Ouest-France ? "Justice et Liberté".... Sidérant !

samedi 13 août 2011

Festival Interceltique 2011: Frédéric Mitterrand et CRS au programme...

Alors que le FC Lorient jouait face à Bordeaux au stade du Moustoir où, à nouveau, les supporters lorientais avaient déployé le gwenn-ha-du, une autre partie se jouait au Palais des Congrès où était annoncée la présence du ministre français de la culture, Frédéric Mitterrand, à la soirée consacrée à la harpe celtique.


Suite à son interview publiée le matin même dans Ouest-France où il indiquait qu'il n'y aurait pas de loi pour les langues "régionales" et que l'état en faisait déjà beaucoup, la fédération Kevre Breizh appelait d'urgence à manifester à partir de 20h30 au Palais des Congrès de Lorient .

Hasard ou non, le cortège de Frédéric Mitterrand se présentait en ce lieu avant l'heure de la manifestation et les responsables n'eurent que le temps de lui remettre quelques documents. M. Mitterrand eut, lui aussi, juste le temps d'indiquer que "c'était la faute des journalistes qui avaient mal interprété ses propos" (sic) .

Quelques minutes plus tard, ce fut un méli-mélo de manifestants, de spectateurs faisant la queue pour le concert et de CRS..




Un nouveau rôle d'ailleurs pour les CRS dont la polyvalence est vraiment remarquable : contrôleurs de billets afin d'empêcher l'entrée de personnes indésirables et c'est ainsi que certains bénévoles bien connus du FIL se retrouvèrent interdits de concert...

C'est sous le slogan "Brezhoneg, Yezh Ofisiel" porté par une soixantaine de manifestants que les spectateurs entrèrent au compte-gouttes dans le Palais des Congrès.

Il y eut quelques heurts lorsque les CRS voulurent dégager la porte d'entrée.

Et la conclusion vint d'un élu lorientais qui sortant rapidement indiqua que M. Mitterrand était parti en catimini en précisant qu'il "s'était complètement planté" sur ce dossier.

On peut dire d'ailleurs que ça fait des décennies que les ministres parisiens sont complètement à côté du sujet, à croire qu'ils le font sans le vouloir ..

mardi 9 août 2011

FIL 2011 : un bagad et un cercle de Saint-Malo épatants avec "Terre-Neuve nous appelle"!

Dans un Grand Théâtre de Lorient comble, "Quic en Groigne", le bagad et le cercle de Saint-Malo ont présenté "Terre-neuve nous appelle", leur création 2011 réalisée à l'occasion de leur 60ème anniversaire, ce lundi soir.

Un vrai succès ! un régal pour les yeux et les oreilles.... Costumes, musique, danseurs, musiciens, mise en scène, tout s'accordait pour en faire une véritable réussite.

Basée sur l'histoire de la Grande Pêche sur les bancs de Terre-Neuve, cette création offre de multiples tableaux jalonnant la vie de ces générations de marins malouins mais aussi de Cancale, de Paimpol, partis pour un travail épuisant à des milliers de kilomètres des côtes bretonnes.: les fêtes, les pardons, l'enrôlement,le travail à bord, les étapes dans les bistrots et les bordels, le retour avec des hommes manquants, etc...

Habilement mis en scène, souvent ingénieux, le spectacle ne faiblit à aucun moment mettant en valeur tout à tour la danse, la musique, le chant .

A voir absolument.

Pour conclure, c'est le type même de spectacle que la Bretagne devrait exporter dans des pays qui sauraient apprécier ce travail quasi professionnel, notamment ceux ayant eu une histoire maritime un peu semblable: Écosse, Pays-Bas, mais aussi Belgique, Allemagne, etc... A ce sujet, juste une question: existe-t-il une politique cohérente de promotion de la création bretonne en dehors de nos frontières?

lundi 8 août 2011

Festival Interceltique 2011 : Glenmor, l'insoumis, une réussite !


En 2008, le Festival de Lorient avait proposé "l'Oratorio pour Xavier Grall", monté par l'association Dihunerien et Michel Chauvin. A l'époque, j'avais été très agréablement surpris par cet "oratorio" qui avait tenu toutes ses promesses.



En 2011, Dihunerien proposait ce dimanche soir au Grand Théâtre "Glenmor, l'insoumis" ; je dois avouer que dans l'ambiance de fête permanente qui règne à Lorient pendant dix jours, j'ai toujours un peu de mal à me résoudre à venir voir des spectacles dits "sérieux"...

Et, une fois, de plus, j'ai assisté pendant deux heures à quelque chose (je ne sais comment le nommer) d'assez exceptionnel. Alliant images, videos, groupe musical (excellent), solistes (Andrea Ar Gouilh, Gweltaz Ar Fur, Yvon Étienne) et acteurs d'Ar Vro Bagan (pour tout dire parfaits), ce spectacle nous a véritablement plongés dans la vie, l'histoire, l'intimité du grand Milig.

À part quelques longueurs au milieu du spectacle et à la fin, nous sommes complètement plongés dans cet univers militant, littéraire, mystique, politique qui animait Glenmor.

Ne l'ayant croisé qu'à de rares occasions dans les années 80, j'ai pu mesurer l'impact extraordinaire de cet homme extraordinaire sur la Bretagne des années 60 et 70, un véritable éveilleur des consciences au même titre que son ami Xavier Grall.

À la sortie, quelques spectateurs se demandaient où étaient nos "géants" d'aujourd'hui capables de secouer le conformisme ambiant et de réveiller les consciences bretonnes quelque peu endormies et/ou anesthésiées...

Festival Interceltique 2011 : un coup de coeur pour Kevin Burke et Atlantic Seaways


Samedi dernier au Grand Théâtre avait lieu une des premières grandes soirées du Festival Interceltique 2011 dédiées aux diasporas celtiques.

Malgré le côté un peu patchwork de cette soirée et surtout du fait du manque d'une présentation un peu explicative (sans parler de l'absence de présentation en breton), ce concert a révélé deux vraies pépites musicales.



L'une, confirmée et reconnue mondialement : Kevin Burke, ancien de The Bothy Band, ancien accompagnateur de Christy Moore, violoniste irlandais véritablement extraordinaire, pour tout dire le meilleur que j'aie jamais entendu jusqu'à présent : délicat, puissant, léger, rythmé, tout à la fois, avec un doigté magique, voilà un musicien béni des dieux irlandais. Kevin Burke mériterait une soirée tout entière consacrée à son art.

L'autre toute nouvelle, née de la rencontre, il y a quelques mois, de jeunes musiciens écossais et nord-américains de 3 universités, l'école supérieure de musique Berklee de Boston, le Glasgow's Royal Scottish Academy of Music et l'Université de Strathclyde. Pleins de dynamisme et de fraîcheur, leur spectacle, Atlantic Seaways, raconte l'émigration des Écossais en Amérique du Nord avec leur musique, leurs chants, et leur influence sur la musique américaine, bluegrass, soul, country. Une véritable réussite avec deux chanteurs exceptionnels, l'une de Glasgow interprétant un répertoire gaélique, l'autre américain présentant des classiques du country... Une excellente découverte et un vrai plaisir musical tout à fait enthousiasmant.



C'est l'une des grandes qualités du Festival Interceltique que de présenter, à côté des classiques, ce genre de concert à la fois pointu et de découverte.