mercredi 14 décembre 2011

Football : l'Équipe de Bretagne ne rencontrera pas l'Équipe d'Irlande en mai prochain


Grosse déception pour BFA (Bretagne Football Association) : depuis plusieurs mois, les dirigeants de BFA travaillaient d'arrache-pied pour organiser le 26 mai prochain au stade de la Beaujoire à Nantes une rencontre entre les équipes de football de Bretagne et d'Irlande. Au printemps 2011, BFA avait obtenu l'accord de principe de la Football Association of Ireland pour l'organisation d'une semaine de stage pour les Irlandais en Bretagne en mai 2012 avec en point d'orgue un match entre Bretons et Irlandais.

BFA venait à peine, il y a quelques jours, d'envoyer les lettres de pré-convocation aux joueurs bretons sélectionnés, que la Fédération irlandaise de football indiquait avoir changé son planning et annulait l'engagement en Bretagne.

BFA maintient la date du 26 mai 2012 pour une rencontre entre l'équipe de Bretagne et une équipe qui reste à déterminer.

Voir le site de BFA

Le veto européen de David Cameron contesté par les gouvernements écossais et gallois


La position du Premier ministre du Royaume-Uni, David Cameron, lors du dernier sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'Union Européenne, n'en finit pas de provoquer des réactions en tout genre outre-Manche.

En opposant son veto à un nouveau traité, David Cameron a de facto isolé son pays par rapport aux 26 autres états. Le Premier ministre britannique est soutenu fortement dans cette position par le Parti Conservateur et une majorité des Anglais ; en revanche, son allié libéral-démocrate est vent debout face une décision considérée comme dommageable pour l'avenir de l'économie britannique.

Finalement, c'est d’Écosse puis de Galles que sont venues les attaques les plus virulentes contre la décision de David Cameron.

Dans un courrier adressé au 10 Downing Street, Alex Salmond, Premier ministre écossais (SNP), accuse David Cameron d'avoir pris une décision qui aura des conséquences graves pour l’Écosse, le Pays de Galles et l'Irlande du Nord sans avoir consulté leurs gouvernements. A. Salmond pose plusieurs questions au sujet de ce veto et de ses implications pour l’Écosse, notamment dans le domaine de l'investissement industriel, des négociations en cours dans différents domaines économiques affectant potentiellement l’Écosse, l'incapacité pour le gouvernement britannique de défendre désormais les intérêts écossais à Bruxelles ; le Premier ministre écossais demande par ailleurs une réunion urgente du Comité de liaison entre les 3 gouvernements « locaux » et le gouvernement britannique pour étudier l'impact de ce veto ; enfin, Alex Salmond accuse David Cameron d'avoir pris cette décision pour sauvegarder les intérêts de la City londonienne tout en confortant son leadership sur un Parti Conservateur quelque peu frondeur.

De son côté, le Premier ministre gallois, Carwyn Jones (Labour) accuse David Cameron d'avoir, par son veto, marginalisé le Pays de Galles par rapport à l'Europe et précise que « cette marginalisation menace les intérêts nationaux gallois ». Et d'indiquer qu'il « refuse de voir l'avenir économique du Pays de Galles mis en danger par des eurosceptiques londoniens et la City ». Le leader du Plaid Cymru, Ieuan Wyn Jones, précisait, quant à lui, que « David Cameron préférait défendre les intérêts de ses amis conservateurs plutôt que les emplois gallois ».

Ces accusations ont toutes été rejetées par le 10 Downing Street qui précisait ce mercredi que « les Affaires étrangères dont les relations avec l'Union européenne étaient du seul ressort du gouvernement du Royaume-Uni ».

Au-delà du jeu politique, cet affrontement souligne le fossé qui se creuse de plus en plus entre Londres et Edinbourg et, dans une moindre mesure, Cardiff.



Video : intervention du député européen SNP, Alyn Smith, au Parlement européen.

mardi 6 décembre 2011

Un livre d'heures breton vendu aux enchères à Londres pour 41.000 €

C'est ce mardi matin que Sotheby's à Londres organisait sa traditionnelle vente aux enchères dédiée aux Manuscrits d'Orient et d'Occident.

Parmi les dizaines de miniatures et de manuscrits offerts aux enchères, la Bretagne était représentée par un Livre d'Heures richement illustré datant de 1420-1440. Composé de 112 feuillets, de 18,2 cm sur 13,8 cm, cet ouvrage relève de l'usage de Dol et provient sans doute de la région de Tréguier : les enluminures contiennent de façon exceptionnelle des saints bretons, Saint Yves pour le mois de mai, Saint Tugdual pour le mois de juin, Saint Brendan pour le mois d'avril, Saint Mandez pour le mois de novembre ou encore Saint Colomban. On remarque aussi une femme à genoux en prière représentant sans doute le commanditaire de ce travail.

Pour les experts de Sotheby's, il s'agit là d'un exemple assez remarquable de l'enluminure bretonne.

Estimé de 9 à 13.000 euros, le Livre d'Heures a été adjugé ce matin pour 41.158 €.



Fin novembre, un autre manuscrit ayant un lien avec la Bretagne était proposé, cette fois-ci chez Christie's de Londres : Expositiones Vocabulorum Biblie de William Brito, autrement dit Guillaume Le Breton, datant de la moitié du XIIIe siècle. Guillaume Le Breton est un frère franciscain originaire de Bretagne dont on trouve trace du passage à Vienne et à Lyon et dont l'ouvrage le plus célèbre est ce vocabulaire explicatif de la Bible : ce dictionnaire a eu un grand succès et faisait partie des classiques des bibliothèques européennes de l'époque.

L'ouvrage vendu le 23 novembre dernier provenait de l'Abbaye de Lacock, Angleterre ; il y a à peu près 130 exemplaires encore existants de cet ouvrage mais c'était la première fois qu'un des manuscrits était proposé à la vente. Pour la petite histoire, l'Abbaye de Lacock, propriété du National Trust, fut l'un des lieux de tournage des Harry Potter. Estimé entre 40.000 et 46.000 euros, le manuscrit de William Brito est parti à 54.000 €.

dimanche 4 décembre 2011

Shane Williams, un des meilleurs joueurs de rugby du monde, dit adieu à l'équipe nationale de Galles


Ce samedi 3 décembre, le magnifique Millenium Stadium de Cardiff accueille une rencontre tout à fait particulière entre les équipes nationales de rugby de Galles et d'Australie : ce match est en effet le dernier pour l'un des meilleurs joueurs de rugby de tous les temps, l'ailier gallois Shane Williams.

Véritable star du rugby gallois, Shane Williams aura marqué 58 essais en équipe nationale, ce qui fait de lui le troisième meilleur marqueur de toute l'histoire du rugby international.

Né en 1977 à Swansea, Shane Williams commençe à jouer au rugby durant sa scolarité au club d'Amman, puis il rejoint le club de Neath où il signe son premier contrat professionnel. Joueur atypique du fait de sa taille (1,70 m), Williams est rapidement remarqué par le staff de l'équipe nationale de Galles pour ses qualités d'ailier.

A 23 ans, il est pour la première fois sélectionné en équipe nationale contre la France ; durant les 11 années qui suivront, Shane Williams va dynamiser le rugby gallois alors en plein renouveau.

En 2008, la Fédération Internationale de Rugby lui décerne le titre de meilleur joueur du monde. S. Williams devient l'icône, le « petit prince » du pays de Galles. Bilingue et profondément attaché à son pays, S. Williams a toujours refusé de jouer hors du Pays de Galles. Lorsque le club de Castres tente de le recruter pour un salaire annuel de 400.000 €, Shane Williams accepte de tenter l'expérience mais au bout de quelques semaines, il revient au Pays de Galles, indiquant qu'il ne pouvait bien jouer que chez lui.

Juste avant la dernière Coupe du Monde qui s'est tenue en Nouvelle-Zélande en septembre 2011, Shane Williams indiqua qu'il mettrait ensuite un terme à son extraordinaire carrière internationale. Et c'est en marquant un ultime essai lors de ce Galles-Australie (par ailleurs perdu par les Gallois 18 à 24) que Shane Williams aura pris congé de l'équipe nationale galloise sous les ovations des dizaines de milliers de spectateurs présents au Millenium Stadium.

Ce joueur exceptionnel, respecté unanimement par ses collègues à travers le monde, reste néanmoins dans le monde du rugby, au sein du club des Ospreys. Par ailleurs, S. Williams a laissé entendre qu'il aimerait intégrer le staff qui dirige l'équipe nationale galloise.

Il est fortement probable que le « petit prince » fasse parler de lui sur les terrains de rugby gallois et internationaux dans les années à venir.

samedi 3 décembre 2011

Le Kouign-amann à la conquête de New-York et des USA !

Depuis quelque temps, le Kouign-amann fait parler de lui dans la presse américaine de New-York à Los Angeles en passant par Salt Lake City .


La spécialité sucrée, salée, beurrée, originaire de Douarnenez, est en passe de devenir une star outre-Atlantique.

En cherchant bien, on note sa première apparition dans la région de San Francisco au début de 2011 à la Starter Bakery à Oakland, Californie, puis sa diffusion, suite à quelques articles laudateurs sur cette nouvelle pâtisserie ressemblant à un croissant beurré et caramélisé (sic), à Salt Lake City avec la pâtisserie « Les madeleines » ou bien à Seattle à la Honore Artisan Bakery , au Huckleberry Cafe de Santa Monica en Californie, ou au Bouchon Bistro de Beverley Hills toujours en Californie.

Ce qui est remarquable, c'est qu'au cours de ses pérégrinations américaines notre gâteau douarneniste ait gardé son nom en breton ce qui donne lieu à de savoureuses explications dans les gazettes américaines pour expliquer son origine celtique et bretonne ainsi que sa prononciation : prononcer koo-WEEN a-MON…..

Mais c'est avec l'ouverture de la pâtisserie de Dominique Ansel dans le quartier de Soho à New York que l'aventure de notre Kouign-amann aux States prend une nouvelle dimension en devenant la star de la presse new-yorkaise, le décrivant comme la nouveauté de l'année pour les foodies .




Picard d'origine, Dominique Ansel a développé ses talents de pâtissier à Paris , d'abord chez Pelletier, puis chez Fauchon où il a découvert le Kouign-amann proposé sous forme individuelle et quelque peu retravaillé par rapport au Kouign-amann traditionnel : ce fut le coup de foudre entre le pâtissier picard et la gourmandise bretonne.

Après 7 ans chez Fauchon, Dominique Ansel migre à New-York pour prendre la direction de la pâtisserie chez Daniel, restaurant aux 3 étoiles Michelin : «Je suis resté 6 ans chez Daniel Boulud et j'ai continué à faire du Kouign-amann ; je l'ai fait goûté lors des réunions d'équipe et j'ai vu que ça plaisait beaucoup». En 2009, il est considéré comme l'un des 10 meilleurs pâtissiers des USA par le Dessert Professionnal Magazine.

Il y a un mois, Dominique ouvre sa propre pâtisserie avec une équipe de 8 personnes à Soho, au 189 Spring Street : «J'ai pour ambition de revisiter les recettes traditionnelles et de les adapter au goût américain comme le Paris-Brest qui devient un Paris-New York …. »

Il propose ainsi deux recettes originaires de Bretagne : les sablés bretons et le Kouign-Amann. «Je propose mes sablés bretons par paquets de 2 et ça se vent comme…des petits pains » mais le Kouign-amann est le produit star de la pâtisserie « C'est le produit le plus vendu ; nous ouvrons la boutique à 8h et j'en fabrique 90 à 100 par jour , à midi tout est vendu et il y a la queue ; il arrive que les gens téléphonent pour les réserver» .

Le Kouign-amann de Dominique Ansel est une interprétation de notre kouign douarneniste en l'allégeant quelque peu avec un peu moins de beurre et de sucre. Le beurre de qualité supérieur vient du Vermont auquel est rajoutée de la fleur de sel de Guérande. Pour Dominique, il est sans doute «le seul à réaliser aux USA des Kouign-amann d'après la recette traditionnelle, les autres producteurs utilisant plutôt des pâtes à croissant» ».

«J'ai voulu garder le nom en breton avec la bonne orthographe mais j'ai vu rapidement la difficulté pour les clients de bien prononcer « kouign-amann » : j'ai donc décidé de les rebaptiser DKA pour Dominique's Kouign-amann et ça passe plus facilement» .

Très rapidement, le New York Times ou The Village Voice se sont intéressés au phénomène DKA et en ont fait la nouvelle star des petits déjeuners branchés :«Pour le moment, nous nous limitons à une centaine d'exemplaires par jour car la fraîcheur de nos productions est primordiale» précise cependant Dominique Ansel.

En tout cas un nouveau terme breton fait son trou outre-Atlantique et le Kouign-amann prend sa place dans le monde gastronomique américain. Pour terminer Dominique Ansel «invite les Bretons de passage à New-York à venir déguster son Kouign-amann» et à lui donner leurs impressions.

Dominique Ansel from Lam Thuy Vo on Vimeo.