dimanche 24 mars 2013

Collège Diwan du Morbihan : grand succès des portes ouvertes


Ce samedi matin, le parking du collège Diwan du Morbihan, au-dessus du port de Vannes, semblait bien trop petit pour accueillir la petite foule de familles venues visiter les locaux du collège en prévision de la rentrée 2013.
Stéphanie Menec, heureuse de cet afflux, accueillait les futurs parents d’élèves et les orientaient vers d’autres professeurs pour que la visite se déroule au mieux à travers salles de classe, centre de documentation, dortoirs et salles de jeux.
Stéphanie Menec, directrice du Collège Diwan du Morbihan
Stéphanie Menec, directrice du Collège Diwan du Morbihan
Le collège s’apprête à accueillir en septembre prochain près de 40 élèves en 6 ème avec l’ouverture d’une seconde classe.
Pour tout renseignements: 02 97 62 60 81

dimanche 10 mars 2013

"Le côté bilingue des gouvernants existe bien : ils sont bifides à la langue fourchue".

Lu dans Ouest-France Dimanche de ce 10 mars 2013 sous la plume du journaliste Christian Gouerou.

Du 17 au 23 mars, c'est la semaine de la langue bretonne. Qui dit mieux. A l'heure où à la table des bien pensants, politiques, journalistes et fonctionnaires, on se gausse de ces gens qui parlent breton et "qui puent" ! Ces militants vêtus de chandails, cheveux trop longs, qui parlent une langue inconnue. C'est du vécu ! A Quimper, cité de basse-Cornouaille...

Chaque jour, ,un peu plus, dans l'indifférence, on tue la langue, les langues. Celles qui ne riment pas avec le pouvoir. Elles étouffent parce qu'on les étrangle. Le refus de la minsitre Taubira de procéder à la mise à jour des livrets de famille bilingues, français breton, évoque la loi du 2 Thermidor an II, affirme la sacro-sainte unicité de la langue officielle. Et le gouvernement crée un "comité consultatif pour la promotion des langues régionales et de la pluralité linguistique interne"... Honteux. Là où il faut parler du droit légitime des langues - aucune n'est supérieure à une autre - on bricole un comité Théodule.

Lucide, sans espoir, j'attends que la décentralisation accouche d'une souris. Quand l'anglais dit dévolution, transfert ou délégation de pouvoir politique, la décentralisation nous parle du centre.

Tout bien pesé, le côté bilingue des gouvernants existe bien. Ils sont bifides. A la langue fourchue.

samedi 9 mars 2013

Livret de famille bilingue: les arguments hypocrites et antédiluviens du ministère français de la justice....


Communiqué d'Emglev Bro Karaez

« Il faut persévérer… »

Interpellé par Chantal Guittet, député du Finistère, au sujet du fameux livret de famille bilingue français-breton dont un exemplaire avait été refusé par le ministère des Affaires étrangère et suscité un courrier de rappel à la l’ordre de la part du vice-procureur de Brest, le ministère de  la Justice vient à son tour de donner sa lecture des  lois et considère qu’en l’état actuel du droit,  « dans l’attente de la ratification de la Charte des langues minoritaires » promise par François Hollande, ce livret ne peut être « reconnu officiel ». Puisant dans les poubelles de l’histoire, remontant eux aussi à l’époque de Terreur et du consul Napoléon après son coup d’Etat, les services de Mme Taubira exhument même des textes à l’usage des pays colonisés par La France (Belgique, nord de L’Italie). Aucun de ces deux décrets bien entendu n’ayant été validé par une assemblée élue démocratiquement ! On peut s’étonner au passage que le ministère de la Justice, faisant preuve d’un total manque d’imagination, doive en référer pour argumenter à des textes aussi obsolètes, totalement déconnecté de la réalité du terrain et des aspirations de la population ! Est-ce là la véritable base légale de la politique de l’Etat pour ce qui concerne les langues régionales que par ailleurs le législateur a tenu à inscrire dans la Constitution en soulignant qu’elles « appartiennent au patrimoine de la France » ?

Emglev Bro Karaez invite les mairies à persévérer et à continuer à offrir des livrets de famille bilingues. Cette action, comme d’autres, même symboliques, participent à la nécessaire « réparation historique » dont parlait François Mitterrand. A travers ces péripéties politico-administratives, l’urgence d’une loi donnant une véritable légalité aux langues régionales se fait cruellement sentir au même titre que  la ratification de la Charte européenne des langues minoritaires promise par le président de la République, François Hollande.