samedi 9 mars 2013

Livret de famille bilingue: les arguments hypocrites et antédiluviens du ministère français de la justice....


Communiqué d'Emglev Bro Karaez

« Il faut persévérer… »

Interpellé par Chantal Guittet, député du Finistère, au sujet du fameux livret de famille bilingue français-breton dont un exemplaire avait été refusé par le ministère des Affaires étrangère et suscité un courrier de rappel à la l’ordre de la part du vice-procureur de Brest, le ministère de  la Justice vient à son tour de donner sa lecture des  lois et considère qu’en l’état actuel du droit,  « dans l’attente de la ratification de la Charte des langues minoritaires » promise par François Hollande, ce livret ne peut être « reconnu officiel ». Puisant dans les poubelles de l’histoire, remontant eux aussi à l’époque de Terreur et du consul Napoléon après son coup d’Etat, les services de Mme Taubira exhument même des textes à l’usage des pays colonisés par La France (Belgique, nord de L’Italie). Aucun de ces deux décrets bien entendu n’ayant été validé par une assemblée élue démocratiquement ! On peut s’étonner au passage que le ministère de la Justice, faisant preuve d’un total manque d’imagination, doive en référer pour argumenter à des textes aussi obsolètes, totalement déconnecté de la réalité du terrain et des aspirations de la population ! Est-ce là la véritable base légale de la politique de l’Etat pour ce qui concerne les langues régionales que par ailleurs le législateur a tenu à inscrire dans la Constitution en soulignant qu’elles « appartiennent au patrimoine de la France » ?

Emglev Bro Karaez invite les mairies à persévérer et à continuer à offrir des livrets de famille bilingues. Cette action, comme d’autres, même symboliques, participent à la nécessaire « réparation historique » dont parlait François Mitterrand. A travers ces péripéties politico-administratives, l’urgence d’une loi donnant une véritable légalité aux langues régionales se fait cruellement sentir au même titre que  la ratification de la Charte européenne des langues minoritaires promise par le président de la République, François Hollande.

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