mardi 26 avril 2016

"Les Bretons savent ce que la France leur a apporté"... ben, non !

Juste une remarque en passant: il y a quelques mois, le député d'Hennebont, Philippe Noguès, publiait un texte dans lequel notamment, il écrivait "Les Bretons savent ce que la France leur a apporté" . Je lui envoyais donc une question " Pourriez-vous m'indiquer justement et précisément ce que la France a apporté à la Bretagne ?". J'attends toujours une réponse.

Je lis ce matin dans Le Télégramme que lors du départ du préfet de Bretagne vers d'autres cieux, notre président de région et néanmoins ministre de la Défense et que, personnellement, j'apprécie, concluait son discours par "Les Bretons savent ce qu'ils doivent à l’État" .... Pour ma part, j'aimerais savoir ce que l'Etat français a réellement apporté à la Bretagne en dehors de ce que fait tout état normal occidental pour sa population.....

On dirait une sorte de mantra genre "Bretons, remerciez l’État français sans qui vous ne seriez rien"..... Triste.

mercredi 20 avril 2016

Musée de Pont-Aven et langue bretonne: suites à suivre !

Mon "coup de gueule" sur l'absence totale de langue bretonne dans le nouveau musée de Pont-Aven (voir l'article ici ) semble avoir fait quelques remous et en un sens avoir atteint son but.

Tout début avril, au moins deux mouvements avaient déjà protesté ( Tud Bro Konk et l'UDB) mais c'est la reprise de mon texte par Le Télégramme (voir ici ) et par Ouest-France qui semble avoir contribué à faire bouger les lignes comme on dit en français moderne . Sans compter les personnes qui ont écrit directement au musée.

En tout cas, ça bougerait si l'on en croit le dernier article de Ouest-France sur le sujet:


La langue bretonne absente du musée de Pont-Aven

Aucune traduction en breton dans le musée de Pont-Aven... Des visiteurs ont réagi. | Archives Ouest-France

 

L'absence de traduction en breton sur le site a provoqué des réactions. Un de nos lecteurs s'exprime sur ce sujet.

Le musée de Pont-Aven a rouvert après trois ans de travaux. Comme l’ont fait remarquer plusieurs lecteurs, il n’y a aucune traduction en breton sur le site.

Dans un courrier intitulé « Le musée de Pont-Aven, une belle réalisation qui oublie la langue bretonne », un lecteur, Jacques-Yves Le Touze, est surpris par cet oubli. « Alors que tout est bilingue français-anglais, pas un mot, rien, en langue bretonne, […] Pas de textes en breton, pas d’audioguides en breton, pas de dépliants en breton… […] Comment est-ce pensable ? Même le château des Ducs de Bretagne à Nantes fait mieux ! »


Pour Olivier Bellec, directeur des services de la communauté d’agglomération, la raison de cette absence est simple : la communauté (Concarneau Cornouaille agglomération) n’a pas encore signé la charte Ya d’ar brezhoneg, encourageant les acteurs locaux à effectuer cette traduction. « Cette question ne peut être traitée que globalement, note-t-il. Si une traduction en breton est proposée pour le musée, elle doit l’être aussi pour les piscines ou autre équipements. » Une situation qui pourrait évoluer rapidement. Contactés par l’association Ya d’ar brezhoneg, les élus pourraient signer prochainement cette charte pour la langue bretonne.

Au-delà de l'excuse un peu curieuse "on n'a pas fait parce qu'on n'a pas signé Ya d'ar Brezhoneg"  (pour l'anglais, ils ont signé "Oui à l'Anglais"?), il semblerait que ça bouge mais il faut continuer à maintenir un minimum de pression. Pour cela, il suffit d'écrire au Musée de Pont-Aven, ici.

Et retenir comme leçon qu'il ne faut surtout pas hésiter à donner son avis et le transmettre aux autorités responsables, aux medias, laisser un mot sur le livre d'heures, etc. Ce sont de petites actions mais cumulées, celles-ci peuvent être payantes. 

 

samedi 16 avril 2016

Le nouveau musée de Pont-Aven: une belle réalisation qui oublie totalement la langue bretonne .....

Pont-Aven retrouve après plus de 3 ans de travaux son musée, rénové, modernisé et agrandi. Qui dit Pont-Aven, dit école de Pont-Aven , connue quasiment dans le monde entier. Il était donc grand temps que la commune cornouaillaise dispose d'un vrai et bel outil pour que les visiteurs de toute l'Europe et au-delà puissent mieux comprendre l'éclosion de ce phénomène culturel que fut l'école de Pont-Aven regroupant des peintres de tous horizons à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle.


 

Le résultat est à la hauteur des attentes avec une réussite architecturale, une rénovation de bon goût des différents espaces, une mise en scène muséographique de qualité, même si l'on peut regretter quelques erreurs comme le peu d'espace à l'entrée obligeant les visiteurs à faire la queue à l'extérieur quelque soit le temps, ou l’exiguïté des espaces au 3ème niveau congestionnés rapidement par l'afflux de visiteurs.

Mais l'ensemble est agréable et permettra d'organiser des expositions dans d'excellentes conditions, répondant ainsi à la réputation internationale de Pont-Aven.

Se pose toujours la question du fonds d’œuvres très limité dont dispose le musée de Pont-Aven et on espèrerait qu'une vraie collaboration s'installe entre les différents musées de Bretagne pour faire réellement de ce nouvel outil la grande référence en matière "d'école de Pont-Aven". Comme dans bien d'autres domaines, l'absence de gestion au niveau régional de ces équipements empêche une vraie cohérence géographique, culturelle et muséographique.

Mais la visite de ce nouveau musée fait sauter aux yeux un vrai scandale: l'absence totale de la langue bretonne. Alors que tout est bilingue français - anglais, pas un mot , rien, en langue bretonne, netra . C'est absolument sidérant. Comment peut-on de nos jours concevoir un tel équipement sans y intégrer la langue bretonne ? Pas de textes en breton, pas d'audio-guides en breton, pas de dépliants en breton..
Comment est-ce pensable ? Même le château des Ducs de Bretagne à Nantes fait mieux ! sans parler par exemple du site des Capucins à Landerneau où la langue bretonne est présente et bien visible pour des expositions d'art contemporain.



Lorsque l'on sait que le Conseil régional de Bretagne a financé largement cet équipement et que par ailleurs, le même Conseil régional a voté il y a quelques années l'officialisation des langues de Bretagne, on ne comprend pas l'absence de la langue bretonne dans un équipement aussi important en terme culturel et d'image à l'international. Comment se fait-il que le Conseil régional ne mette pas dans ses cahiers des charges l'obligation du bilinguisme français-breton ? Sans parler du Conseil départemental du Finistère, de la communauté de communes Concarneau-Cornouaille et des autres collectivités bretonnes concernées...... Ce sont eux aussi les responsables et on ne peut plus se contenter de paroles fadasses s'ils ne font rien dans leurs propres domaines de responsabilités.

Toute l'école de Pont-Aven se base historiquement et artistiquement sur la culture bretonne, l'histoire de la Bretagne, les paysages bretons; la plupart des personnes rencontrées par ces peintres étrangers parlaient breton.... Et là, rien , rien de rien ... Pire , au détour d'un panneau, on nous fait la leçon comme quoi le chemin de fer a permis la pénétration de la langue française. C'est  un fait mais c'est noté de telle façon qu'on a l'impression que c'est la civilisation qui est arrivée chez les ploucs.

En cela, ce nouveau musée de Pont-Aven est extrêmement décevant . Tant qu'on y est, autant l'appeler le musée du Pont de la Rivière.....

Pour écrire au Musée de Pont-Aven : ici .

samedi 9 avril 2016

La Bretagne aux Championnats mondiaux des sports gaéliques à Dublin cet été.

Dans le cadre du centenaire de Pâques 1916, la GAA (Gaelic Athletic Association) organise en août prochain à Dublin les seconds championnats mondiaux des sports gaéliques.
La GAA a en effet eu un rôle important dans le réveil politique et culturel de l’Irlande à partir de sa création en 1884 et nombre des participants au soulèvement de Pâques en étaient d’ailleurs  membres.

GAA20162
Aoghán Ó Fearghail, au centre, lors de la présentation des jeux à Croke Park, cette semaine.

Cette semaine, le président de la GAA, Aoghán Ó Fearghail, a officiellement présenté à Croke Park ces jeux mondiaux qui rassembleront près de 2000 participants répartis en 87 équipes masculines et féminines tant en football gaélique qu’en hurling. A noter la place donnée à la Bretagne dans l’intervention du président de la GAA à la RTE (voir la vidéo en fin d’article).

La Bretagne y sera représentée par l’équipe de Bretagne de football gaélique aux côtés d’une vingtaine d’équipes d’autres nations dont l’Argentine, l’Afrique du Sud, l’Australie, le Canada, les USA, la Chine, la France, l’Italie ou encore la Galice. 

La cérémonie d’ouverture aura lieu le dimanche 7 août à Croke Park, dans un stade plein à la mi-temps de la demi-finale nationale de hurling et sera retransmise à la télévision sur RTE, Sky et GAAGo.

Les équipes défileront toutes sur le terrain du stade mythique de Croke Park dans un cérémonial proche de celui des Jeux Olympiques. Le soir, place à la détente avec  un concert.

Les matchs se joueront du mardi 9 au vendredi 12, ils se tiendront à l’UCD Dublin (université de Dublin), et les finales se joueront à Croke Park.Les équipes seront classées par niveau et par type (irlandais / non-irlandais) et les matchs se joueront à 9 contre 9 (à priori), pour une sélection totale de 12 joueurs par équipe.

La cérémonie de clôture aura lieu le dimanche 14 août à Croke Park.

LogoFootGaelBZH
D’ici là, l’équipe de Bretagne a 4 mois pour se préparer. Les sélectionneurs bretons Vincent Héry (Guérande) et Tangi l’Hostis (Brest) ont annoncé une présélection de 26 joueurs.Le stage de sélection aura lieu le samedi 7 mai à Liffré après un premier match Bretagne – France . Les 12 joueurs sélectionnés participeront à un stage de préparation le weekend du 2 juillet à Erdeven. A cette occasion, un nouveau match Bretagne – France sera organisé.

Cette présence bretonne à Dublin a bien entendu un coût financier important et l’équipe de Bretagne va lancer prochainement un appel d’une part aux sponsors éventuels, et d’autre part par une opération de crowdfunding dont nous reparlerons ici.

Les personnes intéressées peuvent contacter Fabien au 0666773124 tant pour des renseignements que pour des propositions d’aide et/ou de collaboration.

Par ailleurs, vous pouvez suivre l’actualité de l’équipe de Bretagne sur sa page facebook .

Pour voir la vidéo, cliquer sur l’image ci-dessous:
GAA2016