lundi 23 avril 2018

A Concarneau pour Anne de Bretagne


En service commandé au nom du Comité Anne de Bretagne cce dimanche après-midi pour France 3 Rennes sur les quais de Concarneau en plein départ de la course AG2R . Sympa et excellente ambiance :=))) L'occasion de dire quelques petites choses que nous présenterons d'ici peu aux élus de Loire-Atlantique.

jeudi 19 avril 2018

Sonneurs. De la naissance des bagadoù. Réponse à Sébastien Carney.

Résultat de recherche d'images pour "polig monjarret"
Inauguration de la statue de Polig Monjarret, place Polig Monjarret à Lorient en présence de Jean-Yves Le Drian




Dans une interview publiée le 16 avril dernier dans les colonnes du Télégramme, Sébastien Carney, maître de conf à l'UBO, exprime un avis pour le moins curieux sur la BAS et les bagadoù. J'ai fait parvenir à la rédaction de Brest le droit de réponse suivant.

La lecture de cet article m’amène à préciser certains points en tant que l’un des fondateurs de l’association Mignoned Polig Monjarret à l’origine  de la statue de Polig Monjarret, place Polig Monjarret à Lorient, mise en place avec le soutien du Conseil régional de Bretagne, de nombreuses autres collectivités bretonnes et d’une importante souscription populaire.

Le renouveau de la musique bretonne avec notamment la création et le développement des bagadoù se comprend sur un temps long qui démarre grosso-modo au milieu du XIXè siècle avec le renouveau culturel breton porté par un certain nombre d’intellectuels comme La Villemarqué et aussi le développement des relations entre les différents pays dits celtiques. C’est dans le cadre de cette nouvelle dynamique que les premières cornemuses écossaises firent leur apparition en Bretagne à la fin du XIXè siècle. L’on dit même que la première fut présentée par Charles Le Goffic.

Durant la première guerre mondiale, les musiciens traditionnels bretons furent mis à contribution sous forme de petits orchestres rassemblant binious, bombardes et percussions au sein des régiments bretons; des contacts s’établirent avec les musiciens des régiments écossais.

L’après-guerre vit une transformation accélérée de la Bretagne dans tous les domaines et notamment musical avec l’abandon progressif des traditions musicales précédentes. Devant cette évolution rapide, BAS fut créée formellement en 1943 par 6 personnes. En 1946 nait officiellement Bodadeg ar Sonerion qui donnera naissance au formidable mouvement musical que l’on connait actuellement.
M. Carney dans son développement relie différents points de cette histoire pour en conclure sur les origines troubles des bagadoù. C’est pour le moins partisan et biaisé. Reprenons les principaux points développés.

- de façon assez lourde, M Carney fait le lien entre la pensée politique d’un Olier Mordrel , personnage qui participe de la pensée totalitaire d’extrême-droite européenne des années 30 et 40, et les bagadoù de l’après seconde guerre mondiale. Pour tenter de le prouver, M Carney utilise la personne de Polig Monjarret, un des fondateurs de la BAS, qui fut membre du PNB pendant 9 mois et dont il démissionna à l'été 1943, en omettant d’indiquer, par exemple, que parmi les 5 autres fondateurs, on trouve 2 résistants, Robert Marie et Iffig Hamon , ce dernier ayant failli mourir en déportation. Présentation tronquée pour le moins.

- M Carney ose utiliser le terme d’eugénisme pour qualifier la politique de la BAS à ses débuts. Utiliser un terme aussi connoté n’est pas neutre. Alors que, bien évidemment, différents points de vue s’exprimaient au sein du groupe, le travail remarquable de collectage réalisé par Polig Monjarret infirme l’affirmation de M Carney.

- quelques points de détail à corriger : Polig Monjarret, issu d’une famille gaulliste, est resté en bons termes avec droite et gauche; le premier bagad civil est celui des cheminots de Carhaix créé en 1946, le premier bagad militaire celui du 72e RI.

Plus globalement, la grille de lecture de M Carney est particulièrement limitée et ne se base que sur une vision volontairement restreinte confortant sa thèse d’une “Bretagne construite” qui serait aux antipodes de la Bretagne réelle. Ce faisant, M Carney tord certains éléments pour les faire rentrer dans son raisonnement et laisse de côté ceux qui ne peuvent que contredire sa thèse. De plus, il en oublie de contextualiser le processus du renouveau musical breton avec ce qu’il se passe à travers l’Europe depuis le début du XIXè siècle.

En forçant le trait, en faisant des rapprochements imaginaires, il en arrive à donner une vision bien noire d’un renouveau musical qui est un vrai atout de la Bretagne moderne. C’est dommage et regrettable.

Peu d’espoir de retrouver intact le cœur reliquaire d’Anne de Bretagne

Comité Anne de Bretagne, 19 avril 2018

France Bleu Bretagne, 18 avril 2018
Selon nos informations, après le vol du cœur reliquaire d’Anne de Bretagne dans la nuit du 13 au 14 avril au musée Dobrée, la police judiciaire de Nantes a peu d’espoir de retrouver intact l’écrin en or. Il aurait été dérobé pour être fondu.

Le reliquaire d'Anne de Bretagne, en 2014

Selon les informations de France Bleu Loire Océan, la police judiciaire est « inquiète » sur le devenir du cœur reliquaire d’Anne de Bretagne, de la statuette hindoue dorée et des dizaines de pièces d’or dérobés dans la nuit de vendredi 13 à samedi 14 avril au musée Dobrée de Nantes.
En effet, au vu du mode opératoire, tout porte à croire que l’objectif des voleurs était de « fondre cet or pour en faire des lingots ». L’hypothèse d’un collectionneur qui aurait « commandé » ce vol aurait donc du plomb dans l’aile. Selon les premiers éléments de l’enquête confiée à l’antenne nantaise de la PJ et à l’office central de lutte contre le trafic de biens culturels, le cambriolage « porte très probablement la signature de personnes issues de la communauté des gens du voyage » : selon nos informations, les vitrines où se trouvaient ces objets ont été détruites « à coups de masse », ce qui est un procédé caractéristique.

Les quatre cambrioleurs se seraient laissés enfermer dans le musée vendredi soir

Plus précisément, d’après nos informations, les cambrioleurs étaient au nombre de quatre, comme le montre clairement une vidéo tournée par une caméra de surveillance installée au musée Dobrée, mais ces individus sont difficilement reconnaissables notamment parce qu’« ils portaient un casque » cette nuit-là.
L’alarme s’est déclenchée à 3h30 samedi matin, mais l’agent de sécurité arrivé sur place n’a alors pas constaté d’anomalie ou de trace visible de casse. Et ce n’est que vers 11h30 qu’un agent du Département a découvert le « désastre » : selon une source proche de l’enquête, les quatre cambrioleurs ne seraient pas entrés par effraction dans le musée, mais « se seraient laissés enfermer » vendredi soir au moment de la fermeture et auraient attendu le moment le plus propice et le plus calme pour agir.
Ce cambriolage a suscité une grande émotion à Nantes et en Bretagne, ainsi que l’indignation du président du conseil départemental, propriétaire du musée Dobrée. Aussitôt après, le comité Anne de Bretagne s’est proposé comme « médiateur confidentiel » entre les voleurs et le propriétaire du cœur reliquaire d’Anne de Bretagne, objet d’orfèvrerie d’une valeur inestimable, datant de la mort de la duchesse Anne en 1514 et conservé au musée Dobrée depuis 1886.
Mais à ce jour, le comité Anne de Bretagne, qui propose de le joindre via une adresse mail, explique n’avoir reçu « aucune information », aucun contact, permettant de retrouver l’écrin précieux dans l’état dans lequel il était conservé. Contactée par France Bleu Loire Océan, la police judiciaire de Nantes se refuse à tout commentaire sur cette enquête en cours.

Antoine Denéchère

Bataille gagnée pour le Mémorial Nominoë

Les acteurs du projet du Mémorial de Nominoë étaient réunis mardi à la Nouvelle métallerie de Kerpont près de Lorient où sont réalisés et assemblés les cercles d’aluminium perforés. | Pierre Wadoux


Ouest-France, 11 avril 2018


En cours de finition à Caudan, le monument contemporain à effet cinétique sera scellé en mai sur le site dit de La Bataille à Bains-sur-Oust.

 Ils en imposent déjà avant de s’imposer bientôt, au coin du bois, sur le site dit de La Bataille à Bains-sur-Oust près de Redon. Ces deux cercles d’aluminium de trois mètres de diamètre sont l’œuvre de l’artiste contemporain Jean-Pierre Baudu, originaire de Redon. Ils symbolisent une victoire, acquise par Nominoë en 845 sur un terrain mouvant et glissant entre Oust et Vilaine. C’est là que celui qui devint, selon la légende, premier roi de Bretagne, mit en déroute l’armée franque conduite par Charles Le Chauve, petit-fils de Charlemagne.

Cercles d’aluminium

Un fil d’histoire tissé par la fédération d’associations Le Poellgor. Ses membres se mobilisent de longue date, dans la droite ligne de la tradition orale bretonne, pour renouer avec ce passé baigné de légendes, guetté par l’oubli… « Nous voulions célébrer, explique Patrick Renaud, vice-président du Poellgor, cette victoire sur les Francs qui a donné à la Bretagne ses frontières actuelles. Il n’existait pas, à ce jour, de monument commémoratif à visée pédagogique ».Les deux cercles d’aluminium réalisés par la Nouvelle métallerie de Kerpont à Caudan ont été assemblés mardi. La structure de poinçonnage a été conçue par des spécialistes de la pixellisation, le bureau d’études quimpérois, Acianov.

Oeuvre singulière

 « Cette œuvre d’art singulière fera, grâce aux perforations, apparaître l’image de Nominoë, détaille Patrick Renaud. Ces deux disques seront eux-mêmes placés au centre d’un cercle celtique de granite ceinturant le tertre du mémorial ». Viendra bientôt le temps de l’inauguration, calée le samedi 26 mai. Elle rassemblera, lors d’une grande fête populaire, l’ensemble des acteurs de ce projet soutenu par la Région mais aussi les nombreux donateurs captivés par cette aventure revenue de la nuit des temps…